Addition spatiale est un subtest secondaire de mémoire de travail visuospatiale
Addition spatiale est un nouveau subtest secondaire de la WAIS-5 française. Il approfondit la mémoire de travail (Gwm) avec des informations visuelles et spatiales, sans faire partie des deux subtests principaux qui composent l’indice de mémoire de travail.
L’épreuve est administrée par un psychologue au moyen du dispositif numérique professionnel de la WAIS-5, dans le cadre standardisé du bilan. Sa place dans la nouvelle batterie est présentée avec les autres changements de la WAIS-5.
Il faut maintenir, intégrer et filtrer les informations visuospatiales
Addition spatiale demande de garder plusieurs informations visuospatiales disponibles, de les intégrer mentalement et de former une représentation cohérente. Les éléments concurrents doivent en même temps être écartés afin de ne pas brouiller la représentation recherchée.
Cette combinaison fait intervenir trois sources possibles de charge : le stockage initial, la manipulation qui transforme les informations conservées et le contrôle des interférences. Une représentation peut être correctement encodée, puis devenir imprécise au moment de l’intégration. Le score montre donc comment la mémoire de travail résiste lorsque le contenu visuel doit être activement réorganisé.
Le terme « Addition » désigne ici l’intégration d’informations visuospatiales. Le raisonnement visuospatial est examiné par d’autres subtests comme Puzzles visuels.
L’écart avec Mémoire des symboles isole la manipulation et les interférences
Mémoire des symboles porte surtout sur la conservation de formes et de positions relatives. Addition spatiale ajoute l’intégration mentale et le filtrage d’informations concurrentes. C’est la comparaison la plus directe pour savoir si la charge vient du stockage visuel ou de ce qui doit être fait avec le contenu stocké.
Un score élevé à Addition spatiale indique que le maintien, l’intégration et le contrôle des interférences constituent un point fort dans ce format. Un score faible montre que cette combinaison demande davantage d’effort. Si le score à Mémoire des symboles reste solide, l’hypothèse la plus utile porte sur la manipulation ou le contrôle des interférences. À l’inverse, si le score à Addition spatiale reste solide alors que le score à Mémoire des symboles est plus faible, la charge peut davantage tenir à l’encodage précis et au maintien conjoint des symboles et de leur position qu’à l’intégration mentale ou au contrôle des interférences.
Les observations recueillies pendant la passation précisent cette lecture, notamment celles qui concernent l’utilisation du support numérique. L’ensemble du profil WAIS montre ensuite si la même différence entre stockage, intégration et contrôle des interférences se retrouve dans les autres épreuves.